Un sentiment profond d’aversion et de détestation afflige de nombreux individus dans la société québécoise, et il est peut-être le temps de tirer la sonnette d’alarme. Après qu’un Maghrébin a publié une vidéo dans laquelle il insulte une policière de manière misogyne, c’est au tour d’une « Karen » québécoise de publier sur Facebook des insultes racistes et homophobes.
Karine, une femme blanche de Trois-Rivières, s’ennuie. Elle cherche un mari, mais trouve que son effort est vain, car sa ville est envahie par des Noirs, des Arabes et des homosexuels.
L’immigration a le dos large
Mais, comme le dirait Tina Turner, qu’est-ce que l’amour a à voir avec le problème de racisme et de xénophobie de Karine ?

« Tout ce que j’ai à regarder, c’est des Noirs, pis des musulmans… C’est ça ici, à Trois-Rivières, y a pu de Blancs », lance-t-elle, en filmant des personnes noires et arabes qui marchaient dans la rue. Et comme si cela ne suffisait pas, elle a également attribué la « pénurie » d’hommes blancs aux hommes gais en tenant des propos à caractère sexuel faisant référence à l’homosexualité.
« Y a juste ça, du monde qui s’encule, des Noirs, des musulmans… Comment tu veux que je trouve mon mari ? (sic) » se lamente-t-elle, en présence d’une proche qui tente de la raisonner.
Là où elle a dépassé les limites du raisonnable, c’est lorsqu’elle a tourné en dérision la mise en garde d’une employée d’un restaurant qui lui disait qu’il y avait des familles et des enfants dans l’établissement : « Y a des enfants de nouère aussi (sic) ».
Non seulement cette femme a déshumanisé les membres des minorités visibles et les homosexuels, mais elle a également fait preuve d’un manque d’empathie frôlant le mépris à l’égard des enfants, considérés comme des trésors précieux nécessitant protection et amour.
Il convient toutefois de souligner que Karine dit tout haut ce que plusieurs pensent tout bas dans la Belle Province. Des commentaires laissés sous la publication de sa vidéo, qui a été partagée par divers groupes Facebook, confirment cette affirmation.
« Avec tout ce qu’elle fait pour le peuple. Elle a le droit de faire la fête merde ca prendrais plus de gens comme elle elle est un modèle. Une femme forte et intelligente. Grâce a elle beaucoup de gens ce sont réveiller..je défend. Et solide a part de ca . . . (sic) »
« Cest ca le qc maintenant ont a pu notre place dans notre propre province (sic) ».
L’une de ces internautes a même évoqué la disparition du peuple québécois : « Cela dit il est vrai que notre peuple est en train de disparaître et c’est nous qui payons pour ça en plus. Quelle tristesse.(sic) »
Le silence sur la baisse de natalité
Ce qui est réellement triste, c’est le fait que ces gens-là font semblant de ne pas savoir que le Québec ne fait plus d’enfants. Que la province de René Lévesque atteint un niveau critique, avec un indice de fécondité tombée à 1,33 enfant par femme, le plus bas jamais enregistré.
Depuis 2024, les décès dépassent les naissances au Québec.
Par exemple, en 2025, 78 200 bébés sont nés, tandis que 80 450 personnes sont décédées, selon des données de l’Institut de la statistique du Québec.
D’un point de vue politique, il est alarmant de voir que le poids du Québec passera sous la barre de 20% du Canada dans treize ans.
Des projections démographiques publiées par Statistique Canada en début d’année montrent que la population du Québec pèsera de moins en moins lourd dans le Canada. Et que plus l’immigration augmentera ailleurs au pays, plus ce poids diminuera.
Avec ces données statistiques, nul besoin d’être Nostradamus pour prophétiser la disparition du Québec, surtout si l’on crache sur l’immigration.

La société québécoise entre dans une ère de stagnation démographique, et cette situation est beaucoup plus préoccupante que celle d’une femme blanche qui cherche un homme blanc.
Le racisme et la xénophobie ne sont pas la solution
Autrement dit, sans immigration, la population québécoise serait en chute libre, en panne démographique, et cette situation n’est pas souhaitable et ne doit pas être encouragée. Il importe de savoir que je dis cela par amour et souci pour mon « pays » d’adoption.
En réalité, il n’y a rien de mal à avoir des préférences en matière de partenaire, mais jeter le blâme sur l’immigration pour ses difficultés à trouver l’amour est inacceptable.
Le racisme n’est assurément pas le remède aux problèmes auxquels le Québec est confronté. Le dialogue est le moyen le plus plausible de trouver des solutions qui nous permettent de vivre en harmonie.
Par conséquent, je me permets de conclure en paraphrasant un slogan d’une campagne de la brasserie Labatt, au milieu des années 1970. Un slogan qui est encore plus pertinent dans le contexte social et politique actuel.
On est 9 millions, faut s’parler, faut s’comprendre. Mais, le plus important, c’est qu’il faut se respecter.
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