Les brèves

L’héroïsme, l’aplaventrisme et le trumpisme


Qu’on le veuille ou non, le monde se compose de toutes sortes de gens. La diversité des personnes, des caractères, des goûts et des opinions est indispensable à la société.

On dira alors : il faut de tout pour faire un monde.

Ce vieux dicton a traversé les siècles et marqué les esprits, mais, quand on y pense bien, notre monde ne serait pas incomplet sans la traite des Noirs ou même la maltraitance envers les femmes, qui sont encore victimes de violence physique, sexuelle, psychologique et économique.

Poursuivant cette réflexion, cette semaine, dans le monde fou de la politique américaine, nous avons eu le plus bel exemple de la variété des individus : la députée du Minnesota, Ilhan Omar, a montré qu’elle pouvait tenir tête à Trump lorsqu’elle a été agressée par un supporteur du dictateur, mardi soir.

Depuis 2016, Donald Trump ne cesse de persécuter l’élue, qui est originaire de la Somalie. En début décembre, il insultait les membres de la communauté somalienne vivant dans le Minnesota : « Leur pays pue, nous ne voulons pas d’eux dans le nôtre ».

Or, au lendemain de l’attaque perpétrée contre Ilhan Omar, la rappeuse Nicki Minaj, comme une brebis égarée, errait dans la galaxie du dictateur.

Elle était entourée de visages qui répandent l’idéologie de la suprématie blanche. Donc, se sentant dans l’obligation de s’assimiler à ses nouveaux amis, elle s’est empêtrée dans sa servilité en déclarant ce qui suit : « Je suis la première admiratrice de Donald Trump ».

En réalité, Nicki Minaj a le droit de diviniser qui lui plaît et, comme mentionné au début du texte, le monde se compose de toutes sortes de gens. Cependant, force est de reconnaître qu’avec des gens comme Nicki Minaj, la lutte pour la cause noire peut se heurter à des obstacles.

Je dirais même que la lutte pour la cause humaine est en danger, car, que notre nom soit Renée Good ou Alex Pretti, Trump n’en a rien à cirer.

Tout cela pour vous dire que le courage et la détermination de l’élue Ilhan Omar doivent être célébrés. Dès l’invasion de l’ICE à Minneapolis, elle a levé la voix sur les inconduites de cette milice et même réclamé son retrait de la ville du regretté chanteur Prince.

Même dans les jours les plus sombres, l’esprit de résistance contre les injustices sociales et raciales doit briller.


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Auteur

Gagnant du prix Rédacteur (rice) d’opinion aux Prix Médias Dynastie 2022, Walter Innocent Jr. utilise sa plume pour prendre position, dénoncer et informer. Depuis 2017, il propose aux lecteurs du magazine Selon Walter une analyse critique de l'actualité.

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